Chronique film : Detective Dee : le mystère de la flamme fantôme

de Tsui Hark.

Comme je suis en ce moment complètement décalquée, le souvenir de ce film vu il y a plus d’une semaine est un peu lointain. En Chine, la première et dernière des impératrices va monter sur le trône. Mais les conspirateurs grouillent et des morts mystérieuses par combustion spontanée font redouter le pire. L’impératrice décide de faire appel au juge Dee, qu’elle a, quelques années auparavant, emprisonné pour dissidence, afin qu’il mène l’enquête et assurer la montée de l’impératrice sur le trône.

Film de sabres, Detective Dee est un film assez jouissif. On sent qu’il y a un grand plaisir devant et derrière la caméra, et ça se ressent dans la salle. On a l’impression d’avoir 8 ans et pas encore toutes ses dents. Il y a un côté divertissement premier degré qui est tout à fait délectable. Tsui Hark ne fait pas vraiment dans la dentelle : les images de synthèse sont assez grossières, les trucages aussi, et c’est assumé. Il fait tout subir à ses héros, mais dans des proportions tout à fait déraisonnable et c’est excellent : pluie de flèches interminable qui interrompt un potentiel coït, pluie de troncs d’arbres ou de cerfs (ouais parfaitement), et même d’un bouddha géant. Ce côté too much, régressif, est vraiment plaisant. Au niveau esthétique c’est à peu près la même chose, décors grandioses et chargés, j’avoue être partagée entre le sublime et l’immonde. Outre l’aspect divertissement qui fonctionne donc parfaitement bien, Tsui Hark réussit à composer des personnages particulièrement ambigus. On ne sait à qui faire confiance, et la frontière entre gentils et méchants semblent bien ténue. Il porte également une attention remarquable aux femmes et aux personnages secondaires. Le film est par ailleurs très probablement riche au niveau du symbolisme (Tao, 5 éléments…). Cependant mes connaissances en la matière sont trop ténues pour que je me lance dans quoi que ce soit.

Reste un pur plaisir de spectatrice, et une phobie naissante pour les cloportes. Mais là, pour comprendre pourquoi, il va falloir que vous alliez voir le film.

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