Chronique livre : Rapport sur moi

de Grégoire Bouillier.


Pour se rouler un peu plus dans le sable, clique sur la truffe.

Petit roman (autobiographique, autofictif?), publié en 2002 dans la jolie collection Allia, Rapport sur moi est une petite merveille délicieusement aigre qui se lit d’une traite. Grégoire Bouillier livre le récit d’une enfance chaotique et violente. Sans analyse adulte postérieure et superflue, il raconte anecdotes d’enfance, qui s’égrènent, disjointes, pour former une ensemble très cohérent.

L’écriture est élégante, presque précieuse. Une distance née de ce contraste entre style travaillé et événements racontés à hauteur d’enfant. Le résultat amène le lecteur à analyser lui-même les situations, à se forger lui-même ses opinions, et à découvrir avec effroi la dureté de cette enfance, de cette vie, de la vie en général, des vies. Des vies de merde, comme la plupart des vies.

Le regard de Bouillier est sans concession, il ne se dédouane d’ailleurs de rien, se forgeant un personnage au final pas forcément sympathique, violent, perturbé. Ça ne fout pas forcément une patate d’enfer, mais c’est un bouquin élégant, torturé et dérangeant. Donc indispensable.

4 réflexions au sujet de « Chronique livre : Rapport sur moi »

  1. Rapport sur moi.

    Didier : ma vie est tellement gaie, qu’il faut bien compenser !

    La libraire : ça y est, il est arrivé !

    Laetirature : plus de place pour mettre des étagères chez moi, surtout !

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