Chronique film : OSS 117 : Rio ne répond plus

de Michel Hazanavicius.


Contrairement à OSS, tout est bon dans le cochon. Clique là où c’est le meilleur.

Le plus brillant agent secret français est envoyé à Rio pour récupérer un microfilm, en échange d’une mallette de pépettes. Une mission en apparence un peu trop facile pour notre héros, qui s’imagine déjà prendre des vacances-bikinis.

Reprenant les recettes qui avaient fait le succès et la réussite du premier OSS 117, Hazanavicius nous donne un spectacle tout à fait honorable. Si l’effet de surprise est passé et rend du coup le spectateur un peu plus averti du processus, et plus critique, le film réussit cependant ce pour quoi il a été réalisé : faire rire. C’est peut-être un peu plus poussif que dans le premier volet, et un peu moins fin, cependant l’humour plus noir et culotté fait vraiment mouche : OSS est de plus en plus beauf et raciste, et Dujardin sort quelques monstruosités avec un immonde flegme bien franchouillard. Il s’en sort d’ailleurs toujours pas mal, et le voir en train de dépecer un énorme crocodile sur une broche est un assez grand moment.

Mais ce qui remporte surtout l’adhésion dans ce film, c’est son final, à la fois dérangeant (la tirade du Marchand du Venise clamée par un nazi), et majestueux pour son hommage au grand Hitchcock (Vertigo et surtout l’immense scène de Saboteur). On reste du côté de la parodie, mais avec tout le respect et l’admiration qu’Hazanavicius voue au maître, et au final c’est assez classe. Bref un très bon moment, qui passe très vite, et qui divertit intelligemment.

7 réflexions au sujet de « Chronique film : OSS 117 : Rio ne répond plus »

  1. Çà fait du bien….

    ….de rire à la projection d’un film… Car c’est quelque chose qui devient de plus en plus rare aujourd’hui.
    Que ce soit sur les écrans ou sur les planches, la violence et le sordide de notre monde y sont plus que présents…
    Il n’est pas question de vivre au Pays de Oui-Oui, bien sûr notre époque est terrible, bien sûr qu’il faut réfléchir à ce qui devient des « faits de société », que la barbarie des hommes ne doit pas être banalisée, mais pour ma part, allez au cinéma, au théâtre signifie « oublier » momentanément ce monde, me divertir. Le rire devient une denrée rare (et chère vu le prix des places….) Et donc oui, d’accord avec vous, OSS avec tous ses pastiches et son style, est un bon antidote à la morosité ambiante.
    )

  2. Godichon

    Pour le côté « oublier et se divertir du jeu godiche » OK
    Mais tout dépend dans quel état d’esprit on regarde ce film ! Quelques rictus, mes trois muscles peauciers qui s’étendent de la pommette à la commissure de mes lèvres sont rarement entrés en action, esprit un peu lourdaud quand même, le 1er mieux travaillé…

  3. Je suis on ne peut plus d’accord avec ta critique. Un film dont le seul but est de divertir, de faire rire, comme bon nombre d’autres films, à la seule différence que celui-ci fait vraiment rire.

  4. OSS117

    Bancalou : bienvenue ici et merci pour ce commentaire. Les gens qui sont d’accord avec moi sont les bienvenus, les autres aussi, mais faut qu’ils affûtent leur arguments

    Philippe : le premier bénéficiait de l’effet de surprise. Mais je te le concède, celui-ci est moins subtil… mais ce final quand même !!

    Djiwom : Ouèèèèèèèèèèès !

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