Chronique film : Les chèvres du Pentagone

de Grant Heslov.

On est d’accord, c’est très premier degré.
Contrairement au film.
Clique.

 

Les chèvres du Pentagone ne resteront sans doute pas dans les annales du grand cinéma, mais il faut avouer : on se marre vraiment bien et d’un bout à l’autre du film. Tiré de faits réels (si si, il paraît), le propos du film est pourtant énormissime : l’armée américaine aurait créé une force spécialisée dans le parapsychique. En fait d’armée, c’est plutôt une bande de babas shootés au LSD, persuadée de réussir un jour à passer au travers des murs. Des situations cocasses, une bande d’acteurs au taquet et un sens du rythme et du gag affûtés, voilà qui permet à Heslov de tenir son film. Et c’est un régal de voir Clooney et son auto-dérision jouer un jedi sûr de ses pouvoirs, ou Jeff Bridges (à nouveau fantastique ici, dans un tout autre registre que celui de Crazy Heart), en militaire ami des chèvres et des acides. La plupart des gags tiennent à peu de choses finalement, mais fonctionnent presque tous. Et puis il y a les yeux verts d’Ewan McGregor qui m’ont toujours fait craquer même quand il n’était pas vraiment un acteur. L’ancien Jedi (au propre cette fois-ci) s’en sort bien, et après le très beau Ghost writer, 2010 semble être « son » année. Un très bon moment, déjà quasiment oublié, mais qui vaut son pesant de crottes de chèvres.

3 réflexions au sujet de « Chronique film : Les chèvres du Pentagone »

  1. Comment un film pratiquement sans scénario réussit à s’en sortir? Par son sens affirmé de la pochade, sa charge féroce contre l’armée américaine et des stars à contre-emploi. Un sous-frangins-Coen certes (la mise en scène est sans grâce, la réflexion métaphysique absente), mais une bonne poilade pour tous ceux qui avaient salué le non-engagement de Chirac en Irak.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.