Chronique film : L’Heure d’été

d’Olivier Assayas.

Bon j’ai bien envie d’utiliser un joker pour ce film. Vous l’acceptez ? Non ? Vous êtes rudes. Bon, pas très objective sur ce film dont j’avais oublié (occulté serait plus juste) le thème en entrant dans la salle, car beaucoup trop proche de moi en ce moment. Je n’aurais jamais dû aller voir ça. Je vais faire vite donc. Pendant tout le film, Assayas a clairement bien fait son taf, c’est profond, ça sent le vécu, c’est intelligent. Malheureusement, ça ne m’a jamais touché, alors que j’aurais dû fondre en larmes dès le premier plan. L’ensemble de la distribution sonne creux comme une canette vide, c’est un peu trop poli, surfacique. On est chez des gens bien élevés, sans aucun doute. Les ingrédients sont tous là, mais il manque le tour de main. Heureusement une des dernières scènes, bourrée d’ados bougeards et vivants relève nettement la sauce, sauvant le film de sa thèse un peu lourde, frôlant avec le « c’était mieux avant », et le transformant en l’aperçu d’un avenir énergique. Allez hop, maintenant j’essaie d’oublier tout ça.

11 réflexions au sujet de « Chronique film : L’Heure d’été »

  1. Je viens de voir la bande annonce et je t’avoue n’avoir aucune envie d’aller voir le film ! Encore 1h45 où il est question d’une famille toute belle toute rose, où chacun a réussi et est plutôt beau gosse, avec une personnalité bien marquée. Ca sent le monde parfait, le polissé, … Je baille d’avance.

  2. Si si.

    Gols : si si, je suis passée à côté, honte à moi. Assayas reste et restera quelqu’un qu’il faut aller voir, mauvaises critiques ou pas.

    Stéphanie : ah non, c’est pas du tout ça le sujet. Le choix de cette famille a tout à fait un sens ici. Le sujet c’est le temps qui passe, la sensation de vieillir, d’être le premier à appartenir à une certaine « nouvelle génération » qui doit trouver de nouveaux codes de transmission du passé. C’est clair qu’ils n’ont pas les pieds dans la boue, mais ont une valeur symbolique.

  3. Pas si mal ?

    Dom : si si, je t’assure, c’est très mauvais. J’y ai passé des heures là dessus, et j’ai tout jeté à la corbeille. Beuark.

    Laetitia : déformation de ma formation scientifique. On l’emploie beaucoup en physique. Mais je ne sais pas s’il existe dans le dico finalement !

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