d’Emmanuelle Pireyre.
Me voilà bien embêtée cher lecteur face à ce livre étrange. Féerie générale est une espèce de collage d’éléments hétéroclites, bouts d’histoires, de photos, de forums internet, le tout agencé de manière très sérieuse et bien ordonnée en chapitres et sous-chapitres thématiques. De cet assemblage savant Emmanuelle Pireyre a su dégager les liens entre les choses et les êtres, des liens très personnels, farfelus, dans une sorte de zapping mental géant. Continuer la lecture de Chronique livre : Féerie générale
C’est la fin de la guerre dans le Pacifique. Des marins américains désoeuvrés jouent sur une plage de sable fin, la mer est turquoise, le soleil brûlant. Des gosses sans leurs parents, qui picolent et rêvent de baiser. La profondeur de champ est ultra-réduite, la musique irréelle, c’est un peu un songe, un entracte, et le retour à la réalité n’en est que plus brutal.
Un film bien étrange que ce Tabou, composé de trois parties : une courte introduction durant laquelle un colon, inconsolable veuf et aventurier se fait volontairement bouffé par un crocodile et lui refile son spleen, puis retour au temps présent (Le paradis perdu) avec une chronique de la vie de deux voisines plus toutes jeunes, et enfin voyage dans le temps (Le paradis) pour nous raconter l’histoire d’amour tragique d’une de ces deux femmes, dans la chaleur d’un Mozambique colonisé.
Une petite fille, Hushpuppy, vit dans le bayou de Louisiane avec son père instable et cardiaque, un père qui n’a de cesse d’apprendre à sa fille à être forte et indépendante. C’est une vie de bricole, une chèvre et trois poules, dure et sauvage, mais rien ne les fera partir de chez eux, pas même la tempête qui arrive et dévaste tout.
Un loft new-yorkais, Cisco et Skye y passent leur dernière journée avant la fin du monde. Skye médite ou peint et repeint une toile, Cisco s’interroge, assiste à un suicide et va prendre l’air. Tout autour les écrans (télévision, ordinateurs, téléphones, tablettes …) diffusent la rumeur d’un monde à l’agonie.