Chronique film : Pink Floyd The Wall

d’Alan Parker

Je m’apprête à mettre en rogne au moins 4 de mes plus fidèles lecteurs, mais que voulez-vous, ce classique des classiques m’est un peu tombé des yeux. Ayant passé des heures dans mon canapé, la larme à l’œil, à me sentir comfortably numb, et à errer dans la rue en fixant les gens du regard avec l’envie de leur gueuler « Hey you… », j’attendais beaucoup du film.

Intelligent dans la forme, audacieux, explosé et pourtant finalement très cohérent, force est de constater que le film a pourtant terriblement vieilli. Et il ne date seulement que de 1982… A part le procès final, les passages animés sont assez laids, mous du genou et phagocytent complètement la musique. Trop figuratives, explicatives, parfois lourdingues, les images réussissent à faire paraître ringarde la musique du Floyd, un comble pour ce chef-d’œuvre intemporel.

En fait, le film ne trouve une vraie profondeur et une vrai poésie que dans le silence, ou les mélodies légères et désespérées. Voilà voilà… vous trouverez une bonne analyse du film ici. Et en attendant que mes lecteurs lâchent leurs chiens sur moi, j’m’en vas réécouter The Wall, allongée sur mon canapé, avec un lait soja à boire à la paille.

11 réflexions au sujet de « Chronique film : Pink Floyd The Wall »

  1. Pour moi The Wall, même s’il reste un grand concept musical n’est pas le plus abouti des albums de Pink Floyd.
    Par contre, j’avais regardé, sans l’accord de mes parents, le film quand j’étais jeune ado. Ce fut une claque visuelle…

  2. Je l’ai vu une fois, il y a plus de 10 ans. Ne me souviens que de quelques images.

    Mais alors l’affiche ! Je l’avais en très grand format en plein milieu du salon de mon premier studio. Que de souvenirs d’un coup.

  3. J’ai vu ce film à l’époque où je me cherchais une crédibilité artistique, c’est-à-dire à quinze ans. D’aussi loin qu’il m’en souvienne, j’aimais surtout parce que je ne comprenais pas tout. Quant à la musique de Pink Floyd, j’ai jamais vraiment accroché, The Wall ou pas. (Michael Jackson, la même année, sortait justement « Off The Wall », et c’était autrement plus stimulant). Et puis Alan Parker, on peut pas dire qu’il ait inventé la poésie au cinéma, Birdy mis à part (mais grâce, là, notamment à la performance autiste de Matthew Modine et à une musique un peu moins lourdingue, celle de Peter Gabriel).

  4. Tu me fait remonter 16-17 ans en arrière, lorsque j’ai vu pour la prmeière fois The Wall… Comme pour florian, ce fut une claque!
    J’aimerais le revoir, car mon avis aujourd’hui ne peut qu’être à la hauteur de mes souvenirs… Donc peu objectifs

  5. Dans le mur

    Nico P. : bien vu, tu es un des 4 3 sur 4 ont laissé un commentaire, et l’autre n’en laisseront sûrement pas !

    Still : vi, bienvenue au club !

    Gols : c’est un de tes défauts que j’adore détester

    Florian : si je l’avais vu plus jeune, peut-être. Mais j’avais déjà vu certaines images. Moins convaincue donc !

    Mirza : ah oui, l’affiche est très chouette !

    Richard : argh, moi j’adore The Wall ! Surtout le live, sorti il y a quelques années

    Benj : il est ressorti au ciné dans pas mal de salles en France, je pense. Tu as ta chance !

  6. GOOD MORNING THE WORM YOUR HONOR !

    Hey you ! Out there in the cold ![…] Can you feel me !… ?
    Moi j’trouve que la musique sans l’film est un peu plate, surtout le 1er disk (puiske y’en a 2) étant donné que c’est pas super musical, pour du pink floyd. en fait l’album en tant qu’album est plutot spécial (en reniant le dégout que m’inspire cette expression, « dans son genre » il est génial), et il passe mieux avec les images. Bon evidemment je l’aime quand même, et plus que les trucs (presque) moisis comme A Momentary Lapse Of Reason. Mais en tant qu’album, y vaut pas Wish you were here, ni animals, ni evidemment the dark side of the moon. on dira qu’il est à la hauteur de Atom heart mother.
    J’ai le flemme de me relire et je devine que mon commentaire est assez confus.
    TEAR DOWN THE WALL !

  7. The worm

    Zr : mouais, j’ai connu la musique avant le film, et elle me paraît largement se suffire à elle-même. Mais chacun ses goûts ! et puis je ne suis pas aussi pointue en Floyd que toi Merci pour ton commentaire !

  8. MONUMENTAL

    La claque, je l’ai prise quand j’ai écouté le disque la 1er fois, au fin fond des Cévennes, dans une maison complètement isolée, juste accompagné d’un petit chat. Limite flippant, mais quel souvenir auditif ! Le film, je me souviens surtout de mon pote qui a pété les plombs, il a hurlé en sortant de la salle ! limite comique !

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