Chronique film : Whatever works

de Woody Allen.


C’est pas beau l’amour ? Cliquasse renégat.

Vu le monde dans la salle, force est de constater que le nouveau Woody était attendu avec avidité. Pas étonnant après le revigorant Vicky Cristina Barcelona. Et la salle, comme moi, a très bien accueilli ce nouvel épisode Allenien.

Obligé de tourner plus tôt qu’il n’en a l’habitude, Woody s’est retrouvé fort démuni, sans scénario nouveau. Il a alors ressorti d’un tiroir un vieux manuscrit, écrit pour un comédien décédé, et resté en l’état depuis. Ça se sent, le film étant une mitraillette à vannes grande époque.

Un vieux physicien cynique et désabusé ayant loupé d’un rien le prix Nobel rencontre une gourde fugueuse et ravissante. Le ton est étonnamment sérieux au départ, le personnage est carrément méchant, n’hésite pas à insulter des enfants et à leur balancer un échiquier dans la gueule. Woody ne devait pas être en forme ce jour là. Mais comme Woody a du mal à rester sérieux, surtout l’âge venant, le film tourne au burlesque de manière très enlevée.

Bon, ok, ce n’est pas un chef d’oeuvre immortel, mais le film est suffisamment drôle pour emporter l’adhésion, et comme dit le titre « Whatever works » qu’on pourrait traduire par « ce qui marche ». Allen a suffisamment de bouteille justement, pour que ça marche sans qu’il se casse trop la tête : la mise en scène est très théâtrale et pas révolutionnaire pour un sou, l’acteur principale n’est pas du tout convaincant, la fin est too much. Mais les dialogues sont tellement drôles, l’actrice (Evan Rachel Wood, qui a bien grandi depuis Profiler, Once and Again et Thirteen) absolument parfaite en gourdasse attendrissante (la nouvelle Scarlett Johansson de Woody ?), qu’on ressort de là avec la banane. Un bon moment.

PS: C’est la millième aujourd’hui… je dis ça en passant hein…

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